
Dans "La relève du vivant - Genèse", la ruine n’est plus envisagée comme une fin mais comme le seuil d’une continuité métamorphique. Au pied d'un arbre rouge, les racines forment une silhouette d’enfant, née directement du réseau végétal. Cette figure, à la fois introduit l’idée d’une génération post-humaine issue du vivant lui-même. Plus qu’un enfant, elle incarne la possibilité d’une conscience nouvelle, produite par la mémoire organique des ruines.
47x40 cm
"La relève du Vivant - Genése"
Persistance du Vivant
Acrylique sur bois
47x40 cm
de Bruno Lemasson
numérotée 260302
Dans "La relève du vivant - Genèse", la ruine n’est plus envisagée comme une fin mais comme le seuil d’une continuité métamorphique. Le paysage urbain, vidé de toute présence humaine, se dissout dans une architecture spectrale où la verticalité des immeubles n’est plus qu’un souvenir minéral, une mémoire fossile du monde qui fut.
Au centre de cette étendue silencieuse s’élève un arbre rouge monumental, dont la densité organique fracture l’inertie du décor. Sa matière semble traversée par une force archaïque, presque sanguine, comme si la sève avait absorbé les restes du temps, de l’histoire et de l’effondrement. Ici, l’arbre ne symbolise pas seulement la survie, il devient matrice, puissance de relève, principe actif d’une renaissance qui ne cherche pas à restaurer l’ancien monde mais à lui succéder.
À sa base, les racines se prolongent en une silhouette d’enfant, forme hybride née directement du réseau végétal. Cette figure, à la fois apparition et filiation, introduit l’idée d’une génération post-humaine issue du vivant lui-même. Plus qu’un enfant, elle incarne la possibilité d’une conscience nouvelle, produite par la mémoire organique des ruines.
Mais cette présence ouvre aussi une série de questions essentielles : cet enfant-racines est-il le dernier dépositaire de la mémoire humaine, ou la première entité d’un monde entièrement autre ? Porte-t-il encore en lui l’innocence perdue de notre espèce, ou n’est-il déjà plus qu’une conscience végétale observant les traces d’un passé incompréhensible ? Regarde-t-il l’ours abandonné avec curiosité, avec nostalgie, ou comme on contemple le vestige d’une civilisation disparue dont il serait coupable ou l’héritier involontaire ?
Ces interrogations suspendent l’œuvre dans une zone d’incertitude fertile où le spectateur est invité à projeter ses propres angoisses autant que ses espoirs.
Face à cette silhouette repose un ours en peluche abandonné, vestige d’un autre âge. Objet de tendresse devenu relique, il concentre en silence la disparition d’une humanité entière. Le dialogue muet entre la figure-racine et ce fragment d’enfance suspend l’œuvre dans une temporalité trouble, celle où le vivant contemple ce dont il hérite, non pour le reproduire mais pour l’intégrer à une autre forme d’existence.
Par cette tension entre relique et germination, mémoire et mutation, "La relève du vivant - Genèse" marque un basculement essentiel dans la série "Persistance du vivant". L’œuvre ne raconte plus seulement la persistance après l’effondrement, elle affirme l’émergence d’une descendance du monde, une relève silencieuse où la nature devient à la fois archive, matrice et avenir.
Acrylique
Peinture utilisant des pigments traditionnels mélangés à des résines synthétiques.
Technique Peinture
La peinture est une forme d'art consistant à peindre sur une surface en y appliquant esthétiquement des fluides colorés. Les artistes peintres représentent une expression très personnelle sur des supports tels que le papier, la roche, la toile, le bois, l'écorce, le verre, le béton et bien d'autres subjectiles. Ouvrage de représentation ou d'invention, la peinture peut être naturaliste et figurative, ou abstraite. Elle peut avoir un contenu narratif, descriptif, symbolique, spirituel, ou philosophique.
Cette œuvre est en parfait état.
Cette œuvre est encadrée.
Œuvre unique
Œuvre signée par l'artiste
Certificat d'authenticité inclus
Prêt à accrocher